Communiqués de presse de Bruno Gollnisch

Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 12:22

 

Intervention de Bruno Gollnisch sur la déclaration de  Mario Monti sur la crise, la croissance et l’emploi

 

 

Monsieur le Président du conseil, beaucoup de monde salue la rapidité de votre action, un plan de rigueur apte à satisfaire toutes les exigences de votre compatriote et ancien collègue de Goldman Sachs, M. Draghi, aujourd’hui président de la Banque centrale européenne; un plan de libéralisation, une réforme en profondeur du marché du travail, rebaptisé plan de croissance et qui, pour le moment, est surtout un plan de régression sociale.

 

 On vous félicite du courage dont vous faites preuve. Mais y a-t-il vraiment du courage, Monsieur le Président du conseil, quand, nommé à ce poste, vous savez que vous continuerez à exercer des responsabilités comme par le passé, sans jamais avoir à vous présenter au suffrage de ceux que vous gouvernez. Ce n’est pas vous faire injure personnelle que de dire que votre onction démocratique est assez limitée.

 

 Vous avez jusqu’à présent été adoubé par ces cercles un peu occultes et mondialistes que sont la commission trilatérale, le groupe de Bilderberg. C’est un peu juste comme légitimité démocratique, même si vous bénéficiez d’une majorité parlementaire.

 

 Vous nous avez brossé aussi le portrait d’une Europe intégrée mais respectant la subsidiarité. Mais, Monsieur le Président du conseil, mes collègues vous ont répondu. M. Swoboda, qui est autrichien, M. Verhofstadt, pour le groupe libéral, qui est flamand, vous ont répondu dans la langue anglaise, alors qu’il existe ici des interprètes. Ils ont dédaigné, à part un bref effort de M. Verhofstadt, leur langue nationale. C’est la langue de big brother qu’ils ont utilisée, ce n’est pas la langue des patriotes britanniques qui sont à mes côtés.

 

Réponse de Mario Monti

 

La brevissima riguarda l’osservazione dell’onorevole Gollnisch…. Mario Monti, Premier ministre italien. -auquel je voudrais dire que je ne peux pas me vanter d’une légitimité démocratique électorale, et je vous assure que, à la différence de vous-même, Monsieur, et d’autres, je ne me suis pas présenté pour obtenir cette légitimation. On m’a demandé de faire ce travail, que je trouve passionnant. Ce n’est pas ce que j’aurais fait spontanément. Et donc, je suis sûr que si on vous avait demandé d’intervenir dans un moment difficile à la tête du gouvernement de votre pays, vous auriez certainement refusé en disant que vous l’auriez fait seulement si vous aviez eu une légitimité démocratique.

 

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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 10:08

 

Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le Rapport  Simon traitant des Systèmes de garantie des dépôts

 

 

Comment voter contre un rapport dont le but est, en cas de défaillance d’une banque, de garantir le remboursement d’un déposant à hauteur de 100.000 euros dans des délais brefs, toute banque devant être affiliée à un système de garantie des dépôts.

 

Cependant, la grande question est la suivante : à quoi cela sert-il quand, dans un pays comme la France, on sait que les dépôts des particuliers s’élèvent à quelques 1.600 milliards d’euros et que le fonds de garantie peine à atteindre les 2 milliards. Il s’agit de faire croire qu’un dépôt moyen de 24.000 euros par habitant peut être couvert par une garantie de 33 euros par habitant ! Cela signifie tout simplement qu’en cas de faillite d’une grande banque, il est douteux qu’une quelconque garantie fonctionne sans l’appel impérieux, une fois de plus, à l’Etat, c’est à dire au contribuable ! Quand on est « too big to fail« , on peut donc toujours faire n’importe quoi.

 

L’intention est louable, mais, en cas de catastrophe, l’efficacité est douteuse. Le seul objectif d’un tel texte est de maintenir la confiance des déposants, qui est la condition même du métier de banquier.

 

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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 14:33

 

Tribune libre de Bruno Gollnisch député français au Parlement européen, docteur en droit

 

 

Il semble que les commentateurs « autorisés » renoncent de plus en plus, devant l’évidence de la catastrophe, à nous vanter les mérites de l’Union européenne. Plus personne ne prétend aujourd’hui que l’Euro fait baisser les prix, ce qui était pourtant le grand argument de propagande en faveur de sa création. De même, plus personne n’oserait soutenir que l’Union Européenne a contribué au développement de notre industrie : soixante ans après la création de la première communauté, celle du Charbon et de l’Acier (la CECA), les résultats sont clairs, au moins pour la France : il n’y a plus de charbon et il n’y a plus d’acier. Nous pourrions multiplier les exemples. Des exemples d’échecs qui, en dépit de l’arrogance des Eurocrates, les conduisent enfin à un peu plus de modestie…

 

Mais une autre propagande a pris le relais : devant l’échec flagrant, on veut encore persuader les peuples qu’il n’y a pas de sortie de secours. Ni économiquement, ni juridiquement. « L’Union européenne, d’accord, ce n’est pas le paradis escompté, mais vous n’avez pas le droit d’en sortir », nous serine-t-on en substance. Il serait donc impossible de « sortir de l’Europe ». Au delà des nuées de sauterelles, des pluies de crapauds et autres plaies divines qui s’abattraient sur le pays qui aurait l’audace de vouloir se retirer, on a longtemps invoqué le fait que les traités étaient conclus pour une durée « illimitée ».

 

Cette fable, mille fois répétée, jamais vérifiée (et même : jamais discutée), ne résiste pas à une analyse sérieuse. D’une part, en effet, il existe un droit international des traités (codifié par la Convention de Vienne de 1969) qui prévoit les modalités de dénonciation ou de suspension, totale ou partielle, d’un traité international quel qu’il soit. D’autre part, toute l’histoire de la construction européenne prouve que cette possibilité a toujours existé, même si l’Europe a toujours préféré négocier avec un Etat des modalités et exemptions plus favorables pour lui plutôt que de le voir partir. A commencer par le Royaume-Uni qui, après l’entrée en vigueur de son adhésion, a pu renégocier les modalités de sa participation et organiser en 1975 un référendum sur le maintien du pays dans la Communauté européenne telle que modifiée. Même chose en Grèce, en 1980, dans des circonstances similaires. Souvenons-nous aussi du « Compromis de Luxembourg », obtenu par la France après la politique dite « de la chaise vide » pratiquée par De Gaulle. De même, après des référendums négatifs, notamment sur le Traité de Maastricht, certains pays ont obtenu des dérogations quant à leur participation à l’euro ou à la politique intérieure (immigration, espace Schengen…) Le cas du Danemark est à cet égard exemplaire. La « Constitution européenne » elle-même a été prétendument renégociée (en fait réécrite sur un mode illisible) après les « non » français et néerlandais.

 

Ajoutons que, si nos deux plus hautes juridictions : la Cour de Cassation (arrêt Cafés Jacques Vabre), et le Conseil d’Etat (arrêt Nicolo) ont reconnu au droit européen une autorité supérieure à celle des lois françaises, ce n’est qu’en vertu de l’article 55 de notre Constitution, qui subordonne cette supériorité au fait que les traités invoqués sont également observés par les Parties autres que la France. En d’autres termes, il suffirait que le gouvernement notifie que, compte tenu par exemple des violations des Traités pratiquées contre le siège de Strasbourg, cette condition de réciprocité n’est plus remplie, et la supériorité du droit de l’Union sur nos lois pourrait être immédiatement suspendue.

 

 

Mais surtout, l’article 50 du Traité sur l’Union européenne (TUE) prévoit désormais, expressément, une clause de retrait de l’Union. Très peu de conditions à remplir : la conformité de la décision avec la Constitution du pays demandeur (il faudra donc changer l’article 88 de la Constitution française ; sa suppression ne sera pas juridiquement plus difficile que ne l’a été son insertion) ; une notification de cette intention au Conseil européen ; une négociation des modalités de retrait et des relations futures entre cet Etat et l’Union, limitée à deux ans. Après quoi, en l’absence d’accord, les traités cessent tout bonnement de s’appliquer à l’Etat en question.

 

Ceux qui continuent à vouloir enfermer les peuples et les nations dans une construction européenne de plus en plus liberticide prétendent depuis lors que le traité est un tout indivisible et que l’on ne peut, notamment, sortir de l’euro sans sortir de « l’Europe ». Ce serait tout ou rien. Sauf que là encore, la Convention de Vienne pourrait s’appliquer. Elle prévoit, pour faire simple, qu’une remise en cause partielle d’un traité est possible si trois conditions sont remplies : la clause dénoncée est séparable du reste du traité (elle n’en modifie pas la fonctionnalité générale) ; elle ne porte pas sur des dispositions ayant constitué pour les autres parties une base essentielle de leur consentement au traité dans son ensemble ; il n’est pas illégitime de continuer à exécuter ce qui reste du traité. Tout cela peut s’appliquer à un retrait de la monnaie unique. La construction européenne a préexisté à l’euro ; marché commun et politiques ou coopérations communes peuvent exister sans lui (dix Etats ne sont pas membres de la zone euro, certains bénéficiant, comme le Royaume-Uni, le Danemark et dans une moindre mesure, la Suède, d’une dérogation définitive) ; aucun Etat ne serait empêché de participer à l’euro… Seul bémol : la Convention de Vienne pose comme condition initiale que les parties aient convenu de la possibilité d’une dénonciation partielle, ce qui n’est pas le cas. Mais tout cela reste de la théorie juridique : de la même manière que pendant 50 ans personne n’a douté, clause explicite ou pas, de la possibilité pour un Etat de quitter l’Europe de Bruxelles, de la même manière il reste possible de sortir de l’euro.

 

La tournure que prend le discours sur le sujet est d’ailleurs symptomatique. Ce n’est pas une argumentation, mais, comme à l’époque du débat sur la Constitution européenne, un mélange d’affirmations péremptoires, de profession de foi sans appel et d’invectives systématiques contre les « hérétiques ». Nicolas Sarkozy s’est encore récemment livré à cet exercice, jugeant « irresponsable » et « inenvisageable » une sortie de l’euro (c’est pourtant lui qui voulait en expulser la Grèce !). Car l’euro, selon lui, serait le « cœur de la construction européenne » et sa chute provoquerait immanquablement l’explosion de l’Union européenne. On se demande bien pourquoi.

 


Entre autres sottises, on nous dit que si nous sortions de l’Euro pour un retour à la monnaie nationale accompagné d’une dévaluation raisonnable, cela augmenterait la charge de la dette, libellée en Euro. Premièrement, ceci ne tient évidemment pas si l’Euro tout entier disparaît ! Deuxièmement, croyez-vous que quand Poincaré, pour faire face aux dettes nées de la Grande Guerre de 1914-1918, dévalua en 1928 le franc de 80 % -excusez du peu !- il continua de rembourser la dette en francs-or dits « francs germinal » ? Troisièmement, on aurait intérêt à relire la décision de la Cour Internationale de Justice dans l’affaire dite de certains emprunts norvégiens (arrêt du 6 juillet 1957), qui opposa la Norvège…à la France. La Norvège avait fait des emprunts d’Etat qui devaient être remboursés en or…et le furent en Couronnes norvégiennes ! La France, exerçant sa protection diplomatique sur ceux de ses ressortissants ayant souscrit cet emprunt, se plaignit à la Cour de La Haye, qui la débouta, estimant que la Norvège avait le droit de considérer que la monnaie dans laquelle se faisait le remboursement relevait de sa compétence nationale.

 


Au moment, à la fin des années 80, où elle a été mise sur les rails dans les sérails bruxellois, la monnaie unique était conçue surtout comme un moyen de forcer les Etats à plus de fédéralisme. Or, pour le seul fonctionnement du marché unique, une monnaie commune, qui ne faisait pas disparaître les monnaies nationales, mais en constituait une sorte de moyenne, était largement suffisante. Instrument politique, l’euro a un vice de construction qui apparaît aujourd’hui au grand jour. Et comme le démontrent les cas de la Grande-Bretagne, du Danemark et de la Suède, ne pas vouloir l’adopter n’empêche rien, et serait même plutôt bénéfique à ces pays dans la crise actuelle.

 

Dans la situation économique et sociale que nous vivons, il est donc au contraire responsable d’envisager les conséquences de l’écroulement de l’euro, voire de l’anticiper et d’y chercher des solutions alternatives. Nous ne faisons rien d’autre que cela, quand d’autres s’accrochent aveuglément au dogme et ne prévoient rien.

 

Au delà, c’est toute la construction européenne qu’il faut repenser dont les principes économiques ont conduit au démantèlement de nos services publics, à la désindustrialisation du continent, à la destruction des nos emplois, affaibli nos économies, ouvert nos marchés sans protection à la concurrence internationale déloyale, et laisser nos frontières sans protection contre l’immigration de masse.

 

L’article 50 du Traité sur l’Union Européenne est une formidable opportunité pour la modifier en profondeur et la remettre au service des citoyens et des nations d’Europe, alors que la petite oligarchie qui la gouverne aujourd’hui n’a d’yeux, et d’oreilles, que pour les sacro-saints marchés et l’accroissement de ses propres pouvoirs dans le total mépris de la volonté des peuples.

 

Car si la France a besoin de l’Union européenne, comme on nous le répète à satiété, l’inverse est encore plus vrai.


Si la crise actuelle pouvait servir à une renégociation d’ensemble débouchant sur une Union recentrée, affranchie sur ses frontières extérieures du libre-échangisme qui la ruine, indépendante dans sa politique extérieure de la tutelle américaine, raisonnablement protectrice de son vaste marché, limitée dans ses interventions à quelques projets industriels culturels scientifiques ou éducatifs chiffrés, précis, et dont les citoyens puissent mesurer les coûts et les avantages, respectueuse de l’identité, de la liberté, de la souveraineté des nations qui la composent, alors cette crise n’aura pas été totalement inutile. Et si ce n’est pas possible ? Eh bien, il faudra faire autre chose, résolument. Qui pourrait nous l’interdire ?

Par FNV - Publié dans : Communiqués de presse de Bruno Gollnisch - Communauté : MARINE LEPEN 2012
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 13:49

 

Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le rapport Schmidt  concernant Le rapport annuel sur la fiscalité

 

 

 De nos jours, grâce aux règles que vous avez vous-mêmes édictées, à commencer par la libre-circulation mondiale des capitaux, des services et des biens, les contribuables « captifs » que sont les travailleurs et les PME sont de plus en plus ponctionnés, quand les grandes fortunes et les multinationales pratiquent allègrement « l’optimisation fiscale ». Faut-il rappeler que derrière ce terme, on trouve des pratiques parfaitement amorales et abusives mais parfaitement légales, du moins selon vos règles ?

 

 Alors certes, un pays commela France aurait besoin d’une véritable révolution fiscale, pour favoriser le pouvoir d’achat de ses citoyens, le dynamisme de ses entreprises, la participation aux budgets publics des importations, qui nous coûtent chaque année des milliers d’emplois…

 

Mais la solution n’est ni dans une harmonisation fiscale au niveau européen, ni dans la création de nouveaux impôts au niveau de l’Union, comme le préconise le rapport.

 

 Quant à la partie traitant du fléau qu’est la fraude fiscale, et notamment des paradis fiscaux, il est étonnant qu’on n’y mentionne aucune des places européennes qui font le bonheur de la finance, Luxembourg,la Cityde Londres, etc.

Par FNV - Publié dans : Communiqués de presse de Bruno Gollnisch - Communauté : PARTIS NATIONALISTES EUROPEENS
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 14:06

 

Explication de vote de  Bruno Gollnisch, au parlement  européen,  sur le Rapport Nicolai  ayant trait  à La situation des femmes en période de guerre

 

 

La première préoccupation du rapport est, étrangement, la participation des femmes aux négociations de paix, sur le fondement, entre autres, d’un stéréotype sexiste : les hommes font la guerre, les femmes sont plus douées pour le dialogue. Admettons. Ensuite seulement vient la dénonciation de la situation des femmes en temps de guerre, et notamment des viols dont elles sont de plus en plus souvent victimes, viols devenus, dans certaines parties du monde, armes de guerre à part entière.

 

 La rapporteure demande que ces viols soient considérés comme des crimes de guerre et qu’il n’y ait pas d’impunité pour leurs auteurs. Elle a raison. Mais je crois me souvenir qu’il existe un « droit de la guerre », aussi choquant que ce terme puisse paraître, qui dit cela depuis longtemps.

 

 La rapporteure demande également que l’on limite « les conséquences dommageables des conflits armés sur la vie familiale ». Et là, sincèrement, je ne sais quoi penser d’une telle remarque ! Naïveté ? Bons sentiments ? La seule manière de limiter ces conséquences, c’est d’éviter la guerre.

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 15:28

Communiqué de Bruno Gollnisch

 

 

Je découvre -bien tardivement- les commentaires tendancieux de M. Jean-Charles Deniau, l’auteur du « documentaire » (sic) Le Diable de la République, présenté le 30 novembre dernier sur France 3, et repris sur le site du Figaro TV par M. Emmanuel Galiero (TV Magazine).

 

« La thèse du film, explique Deniau, c’est que Jean-Marie Le Pen, consciemment ou inconsciemment, n’a jamais réellement voulu du pouvoir. La preuve en 2002 : après être arrivé au deuxième tour avec un score légèrement supérieur à celui du premier tour, le FN perd tout aux législatives et n’a plus d’argent. » Si le film défend ce point de vue, il le fait en s’appuyant sur une série de commentaires recueillis auprès de témoins directs, de gens de l’intérieur. « Il existe beaucoup d’exemples révélateurs, ajoute Jean-Charles Deniau. Lorsque Bruno Gollnisch lance un jour à Le Pen qu’il est possible d’atteindre le pouvoir, le président du FN lui répond : « Dieu nous en garde ! ».

 

J’oppose le démenti le plus catégorique qui soit à cette affirmation de M. Deniau, selon laquelle Jean-Marie Le Pen m’aurait déclaré ne pas vouloir accéder au pouvoir. Je serais d’ailleurs curieux qu’il veuille bien mentionner sa source. Quant à l’échec électoral des législatives de 2002, M. Deniau insinue-t-il qu’il aurait été volontaire ? C’est parfaitement absurde.

 

Au contraire, durant près de 35 années, j’ai constamment entendu Jean-Marie Le Pen, en privé comme en public, dire que la seule finalité légitime de l’action politique était l’exercice des responsabilités du pouvoir, et théoriser sur le fait qu’il était possible d’y parvenir sous la Vème République par le canal de l’élection présidentielle.

 

Que l’on partage ou non cette analyse, il est totalement faux de prétendre que « Le Pen ne voulait pas du pouvoir« , comme croient pouvoir le faire certains commentateurs qui se copient les uns les autres. C’est vers ces commentaires mal avisés que j’ai plusieurs fois été témoin de l’ironie de Jean-Marie Le Pen « Ils disent que je ne voulais pas du pouvoir. Comme si on me l’avait proposé sur un plat d’argent et si je l’avais dédaigneusement refusé ! Alors que tous les moyens, tous, ont été utilisés pour nous empêcher d’y accéder ».

 

Et, serais-je tenté de conclure, ça continue…

 

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 10:16

 

 

Billet d’humeur de Bruno Gollnisch

 

 

Toute l’après-midi du 18 janvier 2012, la Hongrie a été en accusation au Parlement européen, nouveau juge du Bien et du Mal dans l’Union européenne.

 

Elle a en effet adopté une Constitution et plusieurs lois « cardinales » (on dirait chez nous « lois organiques ») dans lesquelles, paraît-il, toutes les « valeurs » de l’Europe sont violées. Quelles valeurs ?

 

Il paraît qu’il y a une référence à Dieu. Cela se trouve dans au moins un tiers des Constitutions du monde. Il est vrai que la Constitution commence par l’ancien adage « Dieu bénisse les Hongrois » et qu’elle fait remonter l’origine de la nation hongroise au baptême du roi Saint-Etienne en l’an Mil. Quelle horreur pour nos Eurocrates de tous bords ! Ils ne sont pas choqués par les « God bless America » qui sont l’ordinaire ponctuation des discours politiques américains. Ni par l’inscription qui figure sur chaque billet de banque aux USA : « In God we trust ». Ni par la devise de S.M. la Reine Elizabeth : « Dieu et mon droit ». Ni par les Constitutions de tous les pays musulmans commençant par « Au nom d’Allah, le tout-puissant, le miséricordieux ». Non. Mais ces pauvres Magyars ! « Cachez, cachez ce Dieu que nous ne saurions voir » leur crie-t-on de partout, en feignant de voir dans ces quelques phrases la marque d’une intolérance inacceptable à l’égard d’abord des autres religions. Sauf que la Constitution hongroise dit explicitement (dans son préambule) qu’elle reconnaît aussi les valeurs de celles-ci. J’attends avec intérêt que la Constitution d’un Etat musulman nous dise la même chose : « l’Etat reconnaît la valeur des religions autres que l’Islam ». Voilà un vaste champ d’actions pour nos professeurs de démocratie…..

 

Il paraît aussi qu’on y met à mal l’autonomie octroyée par les Traités européens aux Banques centrales. Il paraît encore qu’on y garantit la protection de la vie innocente dès la conception. C’est si conforme aux valeurs de l’Europe que c’était déjà un principe de droit romain : « infans conceptus pro nato habetur » (l’enfant conçu est tenu pour né). Il paraît enfin qu’on y proclame l’importance de la famille comme résultant – horreur ! – de l’union d’un homme et d’une femme.

 

Faut il donc en conclure que les nouvelles « valeurs » de l’Europe de Bruxelles sont 1. l’athéisme, 2. l’avortement, 3. l’homosexualité, 4. l’absence de contrôle des banques centrales ? Sans doute…. Et nombre de groupes politiques ne se sont pas privés de la proclamer haut et fort.

 

S’agissant de la Constitution, il faut rappeler que la Hongrie vivait jusque là sous le régime d’un texte de 1949 – autrement dit d’une Constitution imposée par le communisme, qui s’était emparé par force du pays et y faisait régner la terreur, et qu’elle est le dernier pays de l’ancien bloc de l’Est à avoir réformé sa loi fondamentale. La Constitution communiste ne gênait pas nos « démocrates ».

 

La Hongrie est aussi sous le feu parce que l’âge de la retraite des juges passe de 70 à 62 ans, ce qui, il est vrai, permettra de renouveler partiellement le personnel judiciaire. Cette disposition est jugée discriminatoire. Discrimination ? Mais si tout le monde est à la retraite au même âge, où est la discrimination ?

 

On accuse également M. Orban (le Premier Ministre hongrois) d’avoir, par l’une des « lois cardinales », garanti la stabilité de l’emploi de certains hauts fonctionnaires, quels que soient les changements politiques de gouvernement. Mais dans tout autre pays on se féliciterait de la protection des agents publics contre les abus du système des dépouilles – le « spoil system ».

Le gouvernement français par la voix d’Alain Juppé, a joint sa voix au concert des pleureuses. Il représente un pays, la France, dans lequel les juges constitutionnels sont nommés – ce que l’on reproche à la Hongrie -, le patron de la télévision publique désigné par le Président de la République (gage d’indépendance sans doute), les candidatures à la présidence de la République filtrées (par les parrainages) et dans lequel les millions d’électeurs nationaux ne disposent pas d’un seul député ou sénateur pour les représenter dans ce que l’on ose appeler la représentation nationale ! Pourrait-on suggérer au gouvernement français de balayer devant sa porte ?

 

Les reproches pleuvent, parfois parfaitement contradictoires. D’un côté le gouvernement hongrois manquerait à la laïcité avec sa loi sur les Eglises ; de l’autre il réduirait injustement la liste des organisations religieuses subventionnées. Il n’y en aurait plus que 14 au lieu de 300. En Hongrie, il suffisait en effet auparavant que cent personnes se disent relever d’un même culte organisé pour prétendre au statut d’Eglise et donc à certains droits spécifiques et subsides. Toutes ces organisations ne sont pas interdites, contrairement à ce qu’on laisse entendre. Elles peuvent redemander le statut d’Eglise si elles remplissent les critères, désormais plus sérieux, prévus par la nouvelle loi. En attendant, elles deviennent de simples associations. Au vu du nombre important d’organisations concernées et de la grande tolérance de la loi précédente, on ne peut s’empêcher de penser qu’on peut trouver parmi elles des cultes fantaisistes voire de véritables sectes. Ce qui donne un aspect à la fois cocasse et inquiétant aux indignations parlementaires. Bref !

 

On exige de la Hongrie, qui pourtant n’est pas dans l’euro, qu’elle restaure l’indépendance de la banque centrale ! En réalité : que l’on vienne à une situation dans laquelle le peuple hongrois, à travers le pouvoir politique qu’il a élu, n’aurait plus aucun pouvoir sur sa banque nationale. Et c’est vraiment un spectacle amusant que de voir la gauche et l’extrême-gauche, dans une touchante unanimité, se joindre au chœur pour réclamer cette « indépendance », véritable carte blanche donnée aux technocrates et financiers qui les dirigent de faire sans aucun contrôle ce qui leur semble bon. Il est extravagant de dénier aux dirigeants hongrois élus tout droit de regard sur leur monnaie nationale, le florin (ou forint).

 

Le bal des Tartuffe bat son plein.

 

Les communistes qui opprimèrent la Hongrie pendant 50 ans prétendent prendre la défense de la démocratie.

 

Dans son discours, Daniel Cohn-Bendit met en garde contre les dérives à la Castro ou à la Chavez et déclare textuellement que s’il à tort (de penser qu’il y a un problème démocratique en Hongrie), il demandera pardon à M. Orban. Mais Dany, quand je t’ai connu à Nanterre en 1968, toi et les tiens vous étiez tous pour les Castro et les Chavez (l’équivalent de l’époque), pour la victoire des Nord-Vietnamiens et celle des Khmers rouges. Quand donc as-tu demandé pardon ?

 

Les libéraux belges Verhofstadt et Michel donnent des leçons de démocratie à la Hongrie alors que le premier était Premier Ministre de la Belgique lorsque le Vlaams Blok, principal parti d’opposition flamand, fut de facto interdit par persécution judiciaire. Le second s’est illustré par la répression contre les nationaux et la promulgation de lois « liberticides » qui ont servi de base à ces procédures. Le culot de ces deux personnages – ou leur inconscience – ne connaît pas de bornes !

 

J’entends l’ancien maoïste portugais Barroso, aujourd’hui président de la Commission européenne reconverti dans l’ultra-libéralisme, expliquer à quel point c’est respecter la démocratie que mettre sous surveillance l’ensemble des lois d’un Etat membre, y compris sa Constitution, et le sommer de les modifier sous peine de sanctions financières (qui viennent d’être autorisées sous le couvert, il est vrai, de la procédure dite « de déficit excessif »).

 

Qu’on s’en félicite ou pas, le gouvernement de M. Orban a obtenu 54 % des suffrages et puise dans ce résultat sa légitimité. Et les près de 17 % obtenus par mes amis du mouvement Jobbik, pourtant dans l’opposition, s’ajoutent à la protestation contre ces ingérences à répétition. Faut-il rappeler qu’il n’y a pas qu’en Hongrie qu’une majorité simple de voix donne une super-majorité au Parlement, grâce à un mode de scrutin inéquitable ? A cette aune, il y a belle lurette que la France aurait dû se retrouver au ban des nations.

 

Et tout ce dégueulis à prétention universaliste est le fait de forces politiques qui n’ont pas bronché quand le peuple hongrois a été écrasé par les chars soviétiques.

 

Face à ce tribunal presque entièrement voué à sa condamnation, le Premier Ministre hongrois n’a pas été très combatif. Il a rappelé cependant, sans être contredit, que Bruxelles n’avait pas d’objections sur la Constitution, mais seulement sur deux dispositions transitoires en cours de modification et qu’il acceptait de discuter du reste.

 

Mais tout cela est de la poudre aux yeux. Le fond du problème, comme l’ont répété à satiété les nombreux orateurs, tient à l’esprit du texte : l’importance donnée aux racines chrétiennes du pays, à l’identité de la Nation, au rôle fondamental de la famille… Suprêmes abominations pour une caste politique qui rêve d’un homme « européen » nouveau sans racines, sans Histoire, sans spiritualité, sans identité autre que l’appartenance à l’espèce humaine ; des individus et groupes interchangeables, mûrs pour le mondialisme matérialiste et mercantile.

 

Le pire, c’est que visiblement la plupart des intervenants – à l’instar de cette députée communiste qui a fini par l’avouer à la fin du débat -, n’ont pas lu la Constitution hongroise et se sont fondés, pour participer à la curée, sur des commentaires médiatiques généralement partisans. Le texte est pourtant depuis longtemps disponible en anglais sur le site internet de l’assemblée nationale hongroise, la plupart des lois « cardinales » expliquées et disséquées sur la toile….

Mais il est vrai qu’il n’y a pas de procès inique efficace sans ignorance crasse et bêtise haineuse.

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 14:41

 

Explication de vote de Bruno Gollnisch sur les  conclusions du sommet des 8 et 9 décembre et le  projet de traité fiscal  (19 janvier 2011)

 

 

J’ai été étonné de l’absence dans l’hémicycle de M. Douglas Peterson, puisqu’il est désormais partie plus que prenante à vos politiques.

 

 Le problème n’est pas que le nouveau traité dit « fiscal » soit purement intergouvernemental ou conforme à la méthode communautaire. C’est un nouveau carcan pour les politiques nationales, un nouveau barreau à la prison que devient de plus en plus l’Union européenne. Il a pour but d’accélérer un processus de flicage budgétaire qui figure déjà dans le « six pack » et de le sanctuariser. Et, bien sûr, de ra-ssu-rer la finance internationale, objectif devenu votre alpha et votre oméga.

 

 Nous savons ce qu’il en est de la crédibilité de vos actions sur la petite oligarchie financière qui prétend gouverner le monde : perte de « A » à répétition, des Etats d’abord, puis de toutes les collectivités, entreprises, entités qui bénéficient de leur garantie. Refus des banques de respecter leur promesse de contribution à la résolution de la crise, malgré les 500 milliards d’euros mis à leur disposition par M. Draghi. Tout ceci est gage de nouvelles difficultés financières et économiques, qui elles mêmes conduiront à de nouvelles dégradations dans un cercle vicieux sans fin où les éternels perdants sont les peuples européens appauvris, précarisés, pressurés.

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 11:15

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Retenu dans le sud de la France par des engagements politiques, je ne pourrai, à mon grand regret, participer à cette année à la Marche pour la Vie.

 

Dans un monde matérialiste et de perte des repères moraux, la vie humaine, et notamment celle des plus fragiles et vulnérables d’entre nous – enfants à naître, personnes handicapées, personnes âgées – est de plus en plus menacée par des considérations financières sordides.

 

Il est terrifiant de constater qu’hier, au Parlement européen, la Hongrie a été littéralement mise en accusation parce que, notamment, sa nouvelle Constitution proclame le respect de la vie et reconnaît comme cellule de base de la société la famille issue de l’union d’un homme et d’une femme !… Ce sont là, pourtant, des valeurs sur lesquelles s’est fondée la grandeur de la civilisation européenne.

 

Heureusement, des résistances à la Culture de Mort se manifestent de plus en plus.

 

La Marche pour la Vie en est une démonstration importante et non partisane qui permet de rappeler la nécessité de respecter la vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle. Je m’associe à ses finalités et j’apporte mon entier soutien à ses organisateurs et à ses participants

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 10:52

Communiqué de Bruno Gollnisch

 
Député européen, membre de la commission des Transports
Président du groupe FN au Conseil Régional Rhône-Alpes

 

 

La modification d’horaires de la SNCF n’a malheureusement pas fait disparaître une très regrettable « lacune » : à partir de 21 h, il n’y a plus aucune liaison ferroviaire entre Lyon et Paris, autrement dit : entre l’Ile-de-France et Rhône-Alpes, les deux plus importantes régions de France, et ceci dans les deux sens. C’est totalement anormal.

 

Il n’en était pas ainsi il y a quelques années. Au moins un TGV de 22h existait. Sans parler du Paris-Vintimille, qui roulait de nuit !…

 

Tout se passe comme si, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, le progrès de la technique (de la vitesse, en l’occurrence), s’accompagnait d’une régression des services, à laquelle ni mes collègues ni moi-même ne nous résignons.

 

Nous saisirons dans les prochains jours de cette carence toutes les autorités concernées : Ministère, direction de la SNCF, collectivités locales.

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 13:46

 

Intervention de Bruno Gollnisch sur le Rapport Berès ayant trait au Semestre européen pour la coordination des politiques économiques (30 novembre 2011)

 

 

Quoiqu’en dise ici la plupart des orateurs de la majorité, le Semestre européen est un exercice hautement anti-démocratique. Le rapport de Mme Berès ne peut y apporter qu’une fiction d’amélioration.

 

 Car quand les grandes lignes des programmes nationaux de réforme, c’est à dire les grandes lignes de l’action politique des gouvernements nationaux et leurs traductions budgétaires, sont dictées chaque année à Bruxelles, il ne reste presque rien du rôle des parlements dans l’élaboration des budgets.

 

 Quand de plus, en cas de non respect des objectifs chiffrés du Pacte de Stabilité ou des recommandations faites à chaque Etat, les procédures de sanction sont automatisées, on n’est plus dans la coordination, mes chers collègues, on est dans la subordination, et dans la subordination par la contrainte aux politiques de concurrence absolue, de libre-échange mondial, de rigueur budgétaire, sociale et salariale qui ne laissent aucune place à la relance de l’économie européenne.

 

 Les peuples sont aujourd’hui administrés, comme en Grèce, en Italie ou ailleurs, par des techniciens, par les fondés de pouvoir de la banque Goldman Sachs. Cet exercice que vous nous proposez est en réalité hautement anti-démocratique.

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 09:30

 

Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le rapport Swoboda concernant l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne (30 novembre 2011)

 

 

La Croatie est sans aucun conteste un pays européen, par sa géographie, sa culture, son histoire, sa population. Et chacun d’entre nous doit se réjouir que nous puissions entretenir avec elle des relations étroites.

 

Cependant, la construction européenne telle qu’elle est ne peut pas être le cadre de ces relations. Elle évolue en effet dangereusement vers un Etat supranational centralisé, court-circuitant les peuples et les parlements nationaux, imposant ses diktats ultralibéraux et mondialistes, s’arrogeant le droit de dicter les budgets des Etats, donc l’ensemble de leurs actions, l’œil plus rivé sur la satisfaction des marchés que sur le bien-être des hommes.

 

Je comprends la valeur symbolique, pour le peuple croate, d’une adhésion à l’Union européenne. Mais je sais aussi que ce peuple déchantera rapidement. Les bénéfices qu’il en retirera seront bien moindres qu’espérés et les contraintes bien plus insupportables que prévues. Demandez aux peuples grec, irlandais, portugais, ce qu’ils en pensent aujourd’hui !

 

Je ne vends pas un billet à un ami pour qu’il embarque sur le Titanic. C’est pourquoi  je me suis abstenu.

 

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 14:50

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Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le Rapport Daerden ayant trait à La plateforme européenne contre la pauvreté et l’exclusion sociale (15 novembre 2011)

 

 

Comme d’habitude, ce parlement se focalise sur les minorités, de préférence les minorités extra-européennes déjà ultra-assistées. Celles dont la présence induit un coût social énorme pour la collectivité, puisque l’immense majorité de ses membres ne travaille pas. Elles bénéficient en priorité, compte tenu de leurs situations familiales et sociales, des logements sociaux au détriment des citoyens européens modestes. Leur arrivée massive et continue – 200.000 par an en France seulement – crée mécaniquement des tensions sur les loyers d’un parc immobilier insuffisant.

 

 J’aurai préféré que le rapport mette l’accent sur les 42 millions d’Européens considérés comme pauvres, mais aussi sur les 116 millions menacés de le devenir ! Ces chiffres sont effarants, et ils ne sont pas dus seulement à la crise. Car la pression qui pèse à la baisse sur les revenus des Européens est ancienne : concurrence des travailleurs immigrés, concurrence des pays à bas salaires, politiques de la BCE contre une hypothétique inflation salariale, réformes des retraites…

 

La paupérisation générale des retraités, des travailleurs peu ou pas qualifiés, des ouvriers et, de plus en plus des classes moyennes, est la conséquence directe de vos politiques. Mais de cela, il n’est bien sûr pas fait mention dans ce rapport. J’ai donc voté contre.

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 13:10

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Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le Rapport Westphal portant sur  Le changement démographique et répercussions sur la future politique de cohésion (15 novembre 2011)

 

 

Le problème n’est pas de savoir si et dans quelle mesure la politique régionale de l’Union européenne doit tenir compte des évolutions démographiques extrêmement préoccupantes des Etats membres ou de certaines de leurs régions, mais comment remédier à la catastrophe démographique qui s’annonce.

 

 Or rien, dans ce rapport, ne s’attache réellement à résoudre le problème du vieillissement de notre continent et du déclin non seulement démographique mais économique et social de beaucoup de régions, et pas seulement de zones rurales isolées.

 

 Certes, il n’appartient pas à la politique clientéliste et de saupoudrage financier que vous appelez « politique de cohésion » de s’emparer de ces problèmes, qui relèvent de politiques nationales volontariste d’accueil de la vie. Mais il ne lui appartient pas non plus, alors, de se prononcer sur l’encouragement à l’immigration extra-européenne comme solution de remplacement des populations autochtones.

 

 Entre la confusion et le militantisme immigrationniste, les rares réflexions de bon sens émises par le rapport ne pouvaient pas infléchir un vote forcément négatif.

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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 12:44

 

Intervention de  Bruno  Gollnisch sur la vague de Licenciements en Europe notamment chez Arcelor Mittal (26 octobre 2011)

 

 

 Madame la Présidente,

 

 Le cas d’ArcelorMittal est emblématique des conséquences de vos politiques, et pas seulement des politiques de la Commission, mais des politiques qui ont été encouragées par la majorité de ce Parlement.

 

 On entend aujourd’hui une espèce de concert de pleureuses qui nous vient des groupes écologistes, des groupes libéraux, des groupes PPE, des groupes socialistes. Cependant, mes chers collègues, vous avez voté tous les textes qui se sont traduits par la situation actuelle, vous avez approuvé ces politiques, vous avez approuvé le libre-échangisme généralisé, vous avez approuvé les accords de l’Organisation mondiale du commerce qui livre l’industrie européenne pieds et poings liés à un certain nombre de spéculateurs étrangers.

 

 Vous découvrez aujourd’hui, avec une extraordinaire candeur, une naïveté qui fait honneur à votre innocence, à votre fraîcheur d’âme, vous découvrez, par exemple, que la nationalité d’un investisseur peut finalement être pour quelque chose dans le choix de ses politiques. Vous découvrez également que le capitalisme obéit à ses intérêts financiers plutôt qu’aux intérêts de l’emploi ou aux intérêts de l’industrie. C’est assez confondant de voir cela.

 

 La Commission a sa responsabilité bien sûr. Elle s’est opposée de façon systématique, sous le prétexte de conserver la liberté de concurrence, à la création de grands groupes industriels européens, elle s’est opposée naguère à l’achat d’Alcan par Pechiney, par exemple, au nom de la concurrence. Elle s’est opposée à la fusion entre ATR et De Havilland, effrayée à l’idée qu’un groupe européen puisse exercer une position dominante sur le marché mondial.

 

 Aujourd’hui, à cause de vous, c’est ArcelorMittal qui détient cette position dominante en sidérurgie, qui la garde et qui ruine ce qui reste de la sidérurgie européenne. C’est votre responsabilité et celle de personne d’autre.

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