Tribune libre de Gaël Nofri, Chargé de Mission au Rassemblement National, conseiller aux Services publics de Marine Le Pen
Le Président qui prétend gouverner avec le Peuple malgré cinq années passée à gouverner contre le Peuple, l’homme qui a bafoué la souveraineté nationale en passant outre le référendum sur la Constitution européenne et qui a tout fait pour empêcher la mise en œuvre du référendum d’initiative populaire veut se racheter… enfin le dit-il ! Dans l’avenir il promet et jure que le Peuple sera son seul interlocuteur, qu’il passera outre les corps intermédiaires qui -selon lui- confisque la démocratie… En claire, Sarkozy accumule les déclarations afin de faire oublier ce qu’il est, afin de tenter de présenter une réponse à Marine Le Pen et à son projet visant à remettre le Peuple au centre de la vie politique Française.
Hélas, les conversions les plus rapides ne sont pas toujours les plus sincères !
Il est en effet difficile de faire évoluer de vieux et encombrants penchants naturels de méfiance et de mépris à l’égard du peuple. Ainsi l’annonce de la mise en place d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives afin de donner à chaque courant représentatif une place dans la vie politique française, a-t-elle été immédiatement démentie : la promesse déjà faite en 2007 ne sera pas plus tenue en 2012 qu’elle ne l’a été pas le passé se sont empressés de préciser tous les caciques UMP.
La campagne semble tellement s’accélérer que le Chef de l’État n’attend même plus d’être élu pour trahir ses engagements !
La vérité c’est que Nicolas Sarkozy ne croit pas en la démocratie et ne veut pas de la démocratie. Comme le PS, il est tout entier tourné vers le dogme européen, la nécessité de convergence économique avec l’Allemagne et la soumission au diktat de Bruxelles. Le vote par la majorité UMP et Nouveau Centre des dispositions relatives aux prétendus mécanismes de stabilité européens (MES) prouve, s’il en était encore besoin, que nos élites ont bel et bien acté la fin de la Souveraineté Nationale et Populaire, et avec elle, la fin de la démocratie.
Comme le disait récemment encore l’ancien ministre UMP Michel Barnier, devenu Commissaire européen, « le temps de la démocratie n’est pas celui des marchés ». Il s’agit là d’un choix de société, d’un clivage fort entre les nationaux et les antinationaux, entre ceux qui pensent que les marchés doivent s’incliner devant le bien public et ceux qui estime que le Peuple doit être museler au bénéficie de l’ultra-libéralisme et du mondialisme marchand. Face à tous ceux qui se sont abandonnés au marchés et suivent aujourd’hui fidèlement le tempo que ceux si les obligent à tenir, il convient de remettre le Peuple et la Nation au cœur du projet politique français.
Seule Marine Le Pen propose aujourd’hui une véritable révolution démocratique et populaire autour de propositions fortes : proportionnelle intégrale, usage régulier du référendum, référendum d’initiative populaire, anonymat des maires pour les élections présidentielles…
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Communiqué de
Presse de l’équipe de campagne de Marine Le Pen









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